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Préparation gratuite du concours d'entrée d'aide soignant (école d'infirmière,ifsi, idfsi, dpas, deas) et actualité sanitaire des aides soignants

Nîmes : une aide-soignante témoigne pour mieux soigner

L'aide soignante Nîmoise Nargis Daoudi-Benatti

L'aide soignante Nîmoise Nargis Daoudi-Benatti

Une Nîmoise a reçu un prix régional pour son travail suivant sa première expérience de soins.

Rien ne prédestinait Nargis Daoudi-Benatti, Nîmoise de 32 ans, à intervenir récemment devant 250 personnes, lors des Rencontres des aides soignantes au Kinepolis. Rien, si ce n'est qu'elle a reçu l'an dernier le premier prix régional Cefiec pour la qualité de son travail de fin d'études.

Le travail de Nargis avait d'abord été sélectionné par son école - l'Institut de formation aide-soignant (IFAS) du CHU de Nîmes - avant d'être primé au niveau régional, pour "la réelle plus-value apportée à la profession".

Votre travail part d'une expérience concrète…

Oui, j'ai fait la description la plus détaillée et la plus honnête possible de la situation à laquelle j'ai été confrontée lors de mon premier stage au CHU de Nîmes, pendant ma formation d'aide-soignante. Je me suis occupée d'une femme qui souffrait d'un cancer. Elle avait une trentaine d'années et trois jeunes enfants. Je me suis identifiée à elle. J'étais dans le registre de l'émotion. Et je me suis rendue compte après coup que mon écoute n'était pas idéale, même si je voulais être bienveillante.

"L'écoute est un savoir-faire qui s'acquiert au fil du temps"

Quelles sont les questions que vous avez été amenée à vous poser ?

En essayant de retracer le cheminement de ma pensée pendant mon stage, je me suis demandée en quoi une écoute inadaptée pouvait constituer un frein à une communication de qualité. En faisant le bilan de ce premier mois au CHU, j'en déduis que les émotions peuvent être parasites, et que les attitudes négatives, liées au jugement de l'autre personne, génèrent de l'angoisse. Je me suis aperçue qu'il fallait garder une juste distance professionnelle, et que l'écoute était un savoir-faire qui s'acquiert au fil du temps. Il ne faut être ni trop proche, ni trop éloignée de la personne. Il n'y a pas de recette miracle.

Comment s'est achevé votre stage ?

La situation s'est inversée. C'est ma patiente qui a pris un ton protecteur, qui m'a demandée si je me sentais bien. Son comportement exprimait plus de joie que de tristesse alors qu'elle venait d'apprendre le matin même qu'elle était condamnée. Aujourd'hui, je me sers de cette expérience dans l'unité de soins de longue durée du CHU, où je m'occupe de personnes âgées de plus de 55 ans.

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